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Offres pour vols de dernière minute vers Los Angeles

  1. Paris (PAR) à Los Angeles (LAX)

    sept. 04, 2019-

    sept. 12, 2019

    EUR 404*

    Aller-retour / Économie

  2. Lyon (LYS) à Los Angeles (LAX)

    sept. 04, 2019-

    sept. 15, 2019

    EUR 919*

    Aller-retour / Économie

  3. Paris (CDG) à Los Angeles (LAX)

    août 26, 2019-

    sept. 18, 2019

    EUR 444*

    Aller-retour / Économie

*Les tarifs affichés ont été recueillis au cours des dernières 48 heures. Ils pourraient ne plus être offerts au moment de la réservation. Apprenez-en davantage à propos de cette offre. Des frais additionnels liés aux bagages et aux produits et services optionnels peuvent s'appliquer.

Guide de voyage à Los Angeles

Broken Spanish

Pour la cuisine mexicaine moderne

Ce resto revisite des mets traditionnels du Mexique; le chef Ray Garcia y prépare des plats comme la quesadilla à la queue de bœuf et le chicharrón accompagné de mojo à la rocambole et de pousses de radis. Le tout est servi dans une salle à manger épurée avec banquettes cognac, parquet en bois franc, plantes suspendues et murs en béton.

Bestia

Pour les plats italiens acclamés

Imaginé par le couple formé d’Ori Menashe et de Genevieve Gergis, ce resto italien de l’Arts District est connu pour ses pâtes maison, sa pizza et ses charcuteries. Un entrepôt revampé avec murs de briques, tabourets métalliques et banquettes en cuir sert de décor aux plats inventifs, comme la moelle rôtie avec miettes de pain croustillantes.

Upstairs at The Ace

Pour la vue panoramique

Refuge du centre-ville offrant un panorama spectaculaire, le toit de l’Ace Hotel propose bar, piscine en béton, carreaux marocains et transats. Mêlez-vous à la foule hollywoodienne en sirotant un cocktail Tetanus Shot, un mélange de scotch, de Cynar, d’Averna et d’amers à l’orange.

E.P. & L.P.

Pour une bouchée en fin de soirée

Cet établissement de West Hollywood (dont le nom réfère aux expressions <i>extended play</i> et <i>long play</i>) comprend un resto asiatique et un bar sur le toit. Au L.P., sirotez des cocktails comme le Walk This Way, à base de vodka, litchi, eau de coco et perles de fruits tropicaux. Pour un repas de fin de soirée, choisissez entre les frites de tofu ou le bao au pastrami (pastrami, gingembre, ciboule et chipotle fumé).

Langer's Delicatessen and Restaurant

Pour les sandwiches au pastrami

Institution de Los Angeles depuis plus de 70 ans, ce deli familial de Macarthur Park est connu partout dans le monde pour son pastrami. Assoyez-vous à l’une des banquettes en vinyle (elles en ont vu d’autres!) et commandez le légendaire no 19 : pastrami fumant, salade de chou, fromage suisse et vinaigrette russe coincés entre deux tranches de pain de seigle.

Clifton's

Pour l’histoire

Cet établissement de 4300 m² a ouvert ses portes en 1935 et offrait à l’époque une formule payez-ce-que-vous-voulez à ceux que la Grande Dépression avait appauvris. L’endroit a rouvert ses portes en 2015 après des rénos de plusieurs millions de dollars. On y trouve désormais une cafétéria style Art déco, six bars, une salle de bal et un café, en plus des versions modernes des décors de 1935, cascade, murales tropicales et séquoia haut de trois étages inclus.

Dinosaur Coffee

Pour le café troisième vague

L’est de Los Angeles abonde de cafés, mais si vous cherchez un endroit pour vous poser un instant, cette adresse ensoleillée de Silver Lake se démarque. Avec son ambiance décontractée et ses places assises à profusion, le Dinosaur est l’endroit parfait pour se fondre à la faune locale.

Tacos Tumbras a Tomas

Pour les carnitas

Tomas Martinez, taquero et coproprio du Tacos Tumbras a Tomas, sert des tacos au marché Grand Central de Los Angeles depuis 1995 et prépare les meilleures carnitas en ville. Commandez un de ses tacos à 4 $ : une généreuse portion de viande tendre servie sur deux tortillas de maïs (et deux autres en extra).

Griffith Park

Pour un bol d’air frais

Cette réserve de 1700 ha abrite de nombreux sentiers, une piscine, des jardins secrets, des terrains de tennis, un carrousel et même… la Batcave originale. Montez jusqu'à l’observatoire Griffith pour admirer le ciel au télescope, arpenter les expos cosmiques et profiter des plus belles vues sur la ville.

Upright Citizens Brigade

Pour les rires et les fous rires

Épicentre établi de la foisonnante scène comique de Los Angeles, cette toute première adresse de la côte ouest d’UCB propose monologues, impro et comédie à sketches dans une enceinte de 92 places. Installez-vous à côté de la scène et voyez des humoristes établis et de la relève présenter leurs plus récents numéros pour 12$ ou moins. Même si plusieurs spectacles affichent complets des semaines avant leur présentation, il reste habituellement quelques billets à la porte.

Santa Monica Pier

Pour du plaisir en famille et entre amis

Pour une immersion dans la culture du sud de la Californie, prenez l’Interstate 10 en direction de la plage de Santa Monica. La jetée divise une plage de 5,6 km, et son parc d’attractions, ses jeux d’arcade, son aquarium aux bassins tactiles et son carrousel sculpté à la main en font sa renommée.

The Broad

Pour l’art contemporain

Ce musée d’art contemporain au revêtement alvéolé est le projet des mécènes Eli et Edythe Broad, millionnaires et acheteurs d’art, dont la collection privée inclut quelque 2000 pièces majeures de l’après-guerre, y compris des Takashi Murakami et des Kara Walker. L’entrée est gratuite et les billets peuvent être réservés en ligne (certain peuvent être obtenus sur place dans la queue de dernière minute).

Amoeba Music

Pour les disques

À l’intersection de Sunset et Cahuenga se dresse un véritable monument de la musique: la plus vaste boutique indépendante de disques du monde. Aussi grand qu’un hangar d’avion, l’endroit propose une sélection de CD, de LP et de DVD neufs et d’occasion qui ravit tous les collectionneurs.

Tortoise General Store

Pour dénicher un souvenir

Ce magasin d’articles de maison japonais est un incontournable pour les amoureux de déco et les locaux. Furetez parmi les collections d’articles minimalistes et hauts de gamme comme des tables, des ustensiles de cuisine en émail, des appuis-livres et des presse-papiers.

Assembly Los Angeles

Pour les trouvailles mode

Située dans la partie plus chic de Melrose Avenue, cette boutique haut de gamme propose des vêtements griffés pour femmes et pour hommes. Choisissez parmi les articles de grandes marques (comme Femail, 69 et Comme Des Garçons) ou ceux de la collection maison, ou dénichez des trouvailles rétro que vous ne verrez nulle part ailleurs.

The Line

Pour le design minimaliste

N’ayant rien à envier à ses voisins de Wilshire Boulevard, le Line Hotel abrite 388 chambres, refuges en béton égayés de mobilier d’inspiration aztèque, d’aquarelles d’artistes locaux et de fenêtres du plancher au plafond. (Demandez une chambre avec vue sur les Hollywood Hills.) Une flotte de vélos Linus, une entreprise de Venice, est aussi à la disposition des clients.

Ace Hotel Downtown Los Angeles

Pour l’histoire cinématographique

Depuis son ouverture en 2014, l’Upstairs, un endroit à la déco délibérément désordonnée incluant piscine et bar sur le toit, est devenu un repère de gens branchés. Mais c’est le cinéma qui attire surtout les Angelonos et les touristes. Construit en 1927, il était le phare des studios United Artists de Charlie Chaplin. De nos jours, la salle de 1600 places au décor majestueusement restauré est un haut lieu de la musique, du cinéma et des arts vivants.

The Beverly Hills Hotel

Pour les légendes hollywoodiennes

Surnommé «Pink Palace», cet édifice en stuc rose est depuis plus d’un siècle un refuge pour les vedettes comme Elizabeth Taylor et John Lennon. Le Polo Lounge, avec ses banquettes vertes et son épaisse moquette, a servi de décor au film <i>Nos plus belles années</i>. Détendez-vous dans une cabana près de la piscine, téléviseur à écran plat et wifi compris, et rafraîchissez-vous avec une sucette glacée maison (au mojito par exemple).

The Standard, Hollywood

Pour la vie nocturne

Situé dans un secteur névralgique de Sunset Strip, dans West Hollywood, cet hôtel boutique est ponctué d’éléments déco du milieu du siècle, comme le tapis à poil long du hall et le gazon synthétique bleu de la piscine du toit. Les clients profitent de l’Alma, le restaurant acclamé de l’hôtel; d’une boîte de nuit pas-si-secrète ouverte les week-ends et de vues spectaculaires sur la ville.

Andaz West Hollywood

Pour la piscine sur le toit

Cet hôtel, autrefois surnommé «Riot House», a une histoire qui déménage: le regretté John Bonham (batteur de Led Zeppelin) y aurait conduit une moto dans ses couloirs. Aujourd’hui, l’Andaz est une adresse sophistiquée de Sunset Strip. Visitez la piscine sur le toit avant la tombée du jour pour jeter un œil à la Stahl House, une merveille architecturale du milieu du siècle dernier.

Hotel Covell

Pour un séjour chic

Chaque chambre de cet hôtel de Los Feliz rend hommage à une époque dans la vie de l’auteur acclamé (et fictif) George Covell. Les aires spacieuses sont dotées de produits Malin+Goetz, de réfrigérateurs Smeg et de literie Parachute. Prenez un dernier verre au bar Covell avant d’aller au lit.

Information sur le déplacement à partir de l'aéroport, le transport en commun et bien plus.

À partir de l’aéroport

Une course en taxi de l’aéroport au centre-ville coûte 46,50 $, pourboire en sus. Le même trajet avec Lyft ou Uber coûte en moyenne 30 $ (ces services ne prennent des clients qu’à la plateforme des départs). Si votre budget est plus serré, montez à bord du LAX FlyAway, un service de navette qui dessert six secteurs importants de Los Angeles pour un tarif allant de 8 à 10 $.

Transports publics

Le système de transport public de Los Angeles est reconnu pour être peu fiable. Mais avec un peu de patience, vous pouvez vous rendre presque partout via les six lignes de métro et les nombreux itinéraires d’autobus. Une carte d’un jour coûte 7 $. metro.net

Taxis

Il existe plusieurs compagnies de taxi certifiées à Los Angeles, mais héler une voiture en ville n’est pas très commun. Uber et Lyft offrent aussi leur service.

Independent Cab Co.: 800-521-8294
LA City Cab: 888-725-8277
Beverly Hills Cab Co: 800-273-6611

Laissez le volant et empoignez un guidon pour mieux saisir Los Angeles à 15 km/h.

Par Caitlin Walsh Miller

Photo: Brad Torchia

Le ruisseau Ballona serpente sur 10 km dans le sud-ouest du comté de Los Angeles, et à vélo sur la piste cyclable qui le longe je découvre la ville et son quotidien de l’intérieur : des filles qui jouent au basket sur les terrains derrière la Culver City High School ; les arrière-cours des Mar Vista Gardens, un ensemble de logements publics des années 1950 sillonné de cordes à linge ; un couple âgé déjeunant sur une terrasse idéale à l’ombre des palmiers (bonjour, maison de rêve). Le ruisseau s’élargit, l’air devient plus salin, la berge de ciment se fait envahir par les arbustes et la végétation. Dans la zone humide de Ballona, un grand héron décolle à mon passage et je me retrouve soudain entourée d’eau : à ma droite, Marina del Rey, le plus grand port de plaisance artificiel au monde ; à ma gauche, le ruisseau Ballona (qui fait presque 100 m de large ici) ; droit devant, le Pacifique dans son immensité. Je pédale vers l’océan jusqu’à un virage serré pour une passerelle enjambant le ruisseau, où je fais une pause. Mangeant une orange assise sur un parapet, je jouis du soleil matinal et d’une pointe d’autosatisfaction : 20 km avant le déjeuner, pas mal. Un autre cycliste s’arrête et me salue de la tête. Détail sympa : à L.A., tous les cyclistes vous saluent ou vous demandent comment ça va. Le mec lit dans mes pensées : « Il n’y a pas de meilleur endroit, pas vrai ? »

Quelques jours plus tôt, survolant l’agglomération durant la descente vers LAX, je n’aurais jamais cru voir la ville à une échelle aussi humaine. (Et le terrain plutôt plat est une autre heureuse surprise.) Explorée sur deux roues, la célèbre mégalopole se résout en collectivités distinctes reliées par un groupe croissant de cyclistes tenaces, 350 km de nouvelles voies cyclables, l’odeur omniprésente du café frais et plus de boutiques de beignes que j’aurais cru.

Sur place, ma première halte est au Wheelhouse, un tout nouveau café-boutique et centre communautaire axé sur le vélo, situé dans l’Arts District, le quartier à l’ouest du centre-ville nommé en l’honneur de la classe créative qui a repris et transformé ses bâtiments industriels décrépits dans les années 1970. Les proprios de ce nouveau repaire branché sont Chase et Tami Spenst, dont les grands sourires trahissent leurs origines du Midwest. À son arrivée à L.A. il y a 10 ans, ce jeune couple a trouvé difficile de s’adapter à la culture automobile de la ville, mais se mettre au vélo ici n’a pas été facile non plus. Avant, « seuls les maniaques se déplaçaient à vélo. CicLAvia a tout changé », me dit Chase. L’événement, inauguré en 2010 et inspiré du Ciclovía de Bogotá, lors duquel des rues de L.A. sont fermées aux voitures et ouvertes à tout le reste, a créé un espace pour les cyclistes et rappelé aux résidents que le vélo était une option. Chase et Tami se sont donc remis en selle, apprenant du coup à mieux connaître (et aimer) L.A. « Ce n’est plus un désert de béton, explique Chase. Désormais, je vois plutôt 88 villages agglomérés. Et puis, c’est presque impossible d’être de mauvaise humeur à vélo. »

Voilà un avis que partage Art Palacios, propriétaire-exploitant de LA Cycle Tours, mais peut-être pas ses parents. « Ils ne comprennent pas vraiment mon entreprise. Pour eux, on fait du vélo entre le boulot et la maison. Pourquoi en faire par plaisir ? »

Nous passons le plus claArt devrait leur faire faire une de ses excursions. Nous passons l’après-midi à rouler au centre-ville, cet ancien no man’s land qui connaît un énorme renouveau depuis 10 ans. Notre sortie est un voyage dans le temps, débutant près d’Olvera Street, dans la plus vieille partie du centre-ville, où nous faisons une boucle autour de la plaza du Pueblo de Los Ángeles, pour se terminer dans South Park, un nom si nouveau qu’Art affirme qu’il ne veut rien dire pour ses parents. Pour eux, ce quartier s’appelle « le marécage », un terme si parfait pour un roman noir qu’il me semble entendre Philip Marlowe me murmurer d’une voix saccadée de le rejoindre là-bas à minuit.ir de notre temps dans l’Arts District, telle une toile tridimensionnelle de 1,5 km de largeur que nous sillonnons en tous sens, de stationnements en ruelles. En chemin, Art indique de jolies œuvres crues d’artistes de rue d’ici et d’ailleurs : les paysages couleurs de sorbet de Kim West ; les façades aux teintes saturées de pierreries de la légende locale Risk ; la Peace Goddess de Shepard Fairey qui domine le quartier du mur au-dessus de la boutique-­phare de la marque locale de design Poketo. Au coin de 7th Place, Art s’arrête net et désigne une porte de garage ouverte : « C’est le studio de Retna. » Il parle à voix basse, tant par respect que par discrétion : l’artiste, dont l’écriture caractéristique peut être vue aux Wynwood Walls à Miami, dans la campagne 2013 de Louis Vuitton et sur la boutique Nike de Las Vegas, n’aime pas trop les voyeurs. Fascinés, nous l’observons, de l’autre côté de la rue, peindre ses immenses lettres noires (mi-hiéroglyphes, mi-caractères gothiques, avec une touche d’arabe et d’hébreu) tandis que les autos filent sur Santa Fe Avenue comme si de rien n’était.

Nous passons le plus clair de notre temps dans l’Arts District, telle une toile tridimensionnelle de 1,5 km de largeur que nous sillonnons en tous sens, de stationnements en ruelles. En chemin, Art indique de jolies œuvres crues d’artistes de rue d’ici et d’ailleurs : les paysages couleurs de sorbet de Kim West ; les façades aux teintes saturées de pierreries de la légende locale Risk ; la Peace Goddess de Shepard Fairey qui domine le quartier du mur au-dessus de la boutique-­phare de la marque locale de design Poketo. Au coin de 7th Place, Art s’arrête net et désigne une porte de garage ouverte : « C’est le studio de Retna. » Il parle à voix basse, tant par respect que par discrétion : l’artiste, dont l’écriture caractéristique peut être vue aux Wynwood Walls à Miami, dans la campagne 2013 de Louis Vuitton et sur la boutique Nike de Las Vegas, n’aime pas trop les voyeurs. Fascinés, nous l’observons, de l’autre côté de la rue, peindre ses immenses lettres noires (mi-hiéroglyphes, mi-caractères gothiques, avec une touche d’arabe et d’hébreu) tandis que les autos filent sur Santa Fe Avenue comme si de rien n’était.

Un après-midi, je roule vers l’est sur Sunset Boulevard, non loin du magasin d’électronique où travaillait Elliott Smith. Près du réservoir qui donne son nom au quartier de Silver Lake, la pente de plus en plus raide me ralentit, mais c’est une série de merveilles rétromodernes qui freine mon élan. Abandonnant mon vélo (et toute bienséance), je zyeute les luxueuses propriétés : tout n’est que fenêtres, formes rectilignes, terrasses panoramiques et toits en porte-à-faux. Ces collines abritent la Neutra Colony, ensemble de 10 bijoux d’architecture, tout poutres et verre, signés Richard Neutra entre 1948 et 1962. Érigées discrètement sur ce tronçon de Silver Lake Boulevard, ces maisons constituent un musée d’architecture de calibre mondial. On trouve aussi dans certains coins de l’Arts District des œuvres d’artistes de rue émergents ou illustres, mais on passe à côté si on roule à plus de 15 km/h.

Sous un ciel rose et pourpre flamboyant, je sors rouler à l’aube dans Koreatown. Après une chaîne déraillée et quelques culs-de-sac, j’atteins la piste cyclable du fleuve Los Angeles et file vers le Sunnynook River Park, point de rencontre de la bande du L.A. River Camp Coffee, un groupe de mordus de cyclisme et de café qui se réunit chaque mercredi matin. Je ralentis quand je vois trois gars qui plissent les yeux sous leur casquette de vélo, attirail à café à leurs pieds. L’un des trois dit : « Tire-toi une roche », avant de passer aux présentations : « Moi, c’est Ray. Et voici Ray et un autre Ray. » Ray no 1 blague, mais le mal est fait. Ray no 2 m’offre du café (chacun est censé apporter le sien, mais je me fie à la bonté de ces étrangers ; au moins, j’ai ma tasse) tandis que Ray no 1 me tend un quartier d’orange « bio cueillie ce matin » et que Ray no 3 explique que d’habitude il y a plus de monde à cette heure. Sur ce, un barbu roule jusqu’à nous. Ray no 3 : « Voici notre valeureux chef. »

C’est Errin Vasquez, cerveau de ce rendez-vous depuis deux ans. L’idée lui est venue lors d’une virée de VPS au Minnesota, une année en mars. Dans cette excursion, cet Angelin d’origine a particulièrement aimé la pause-chocolat chaud dans un relais pour motoneigistes : ralentir, s’arrêter, prendre le temps. De retour sur les berges du fleuve Los Angeles, 5, 10, 20 cyclistes arrivent, tous partants pour une pause, que ce soit avant d’attaquer une éreintante montée dans Griffith Park ou de se rendre au travail. Tout ce beau monde se mêle dans un amalgame naturel de lycra et de tenues urbaines, discutant de balades passées, de blessures nouvelles ou de rendez-vous de la veille, tandis que j’adopte une nouvelle devise de vie lue sur un autocollant apposé sur la bouteille d’eau d’une participante : « Pas de Garmin, pas de règles. » Deux des Ray parlent des sorties offertes par la myriade de clubs cyclistes en ville, dont beaucoup accueillent les visiteurs : le Wolfpack Hustle aime se donner à fond, le Sins and Sprockets vise le plat, le mollo et le pépère, et le Passage Ride sort le cyclisme des sentiers battus (avec tunnels, escaliers et collecteurs d’eaux pluviales à la clé). En repartant pleine de suggestions de restos et de trajets, j’entends Ray no 1 dire au groupe : « Merde, faut juste rouler. » Je n’ai pas le contexte, mais n’en ai pas besoin.

À mon dernier soir en ville, tous les adages cyclistes appris ces derniers jours me reviennent en tête quand une crevaison et un cellulaire à plat conspirent à me gâcher la soirée. Mais après une petite rustine d’un étranger (le cyclisme fait vraiment ressortir le meilleur des gens) et une brève recharge dans un IHOP, je ne tarde pas à foncer sur la voie cyclable désignée de Venice Boulevard, distançant le bouchon de circulation. Et je roule vite ; c’est euphorique. À cette allure, avalant les kilomètres, je dompte la mégalopole. Filant à côté des voitures, j’entends des bribes d’une bande sonore typique de la Californie du Sud : Sublime, Red Hot Chili Peppers, Guns N’ Roses. Un monsieur en débardeur assis avec style sur son siège banane me demande si je passe une belle soirée et me recommande un resto de burgers sur Fairfax. « Oui, il n’y a pas de meilleur endroit, me dis-je. Et je suis d’excellente humeur. » À L.A., merde, faut juste rouler.

La température à Los Angeles

lundi peu nuageux
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mardi couvert
19°C juin 25, 2019
mercredi peu nuageux
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jeudi ciel dégagé
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vendredi ciel dégagé
22°C juin 28, 2019
samedi ciel dégagé
24°C juin 29, 2019
dimanche ciel dégagé
24°C juin 30, 2019
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DeVersDépartType de tarifPrix

Paris (PAR)

Los Angeles (LAX)

oct. 19, 2019-

nov. 02, 2019

Aller-retour / Économie
EUR 638*
Vu il y a12heures

Lyon (LYS)

Los Angeles (LAX)

oct. 08, 2019-

oct. 22, 2019

Aller-retour / Économie
EUR 891*
Vu il y a1 jour

Paris (CDG)

Los Angeles (LAX)

avr. 04, 2020-

avr. 18, 2020

Aller-retour / Économie
EUR 595*
Vu il y a8heures

*Les tarifs affichés ont été recueillis au cours des dernières 48 heures. Ils pourraient ne plus être offerts au moment de la réservation. Apprenez-en davantage à propos de cette offre. Des frais additionnels liés aux bagages et aux produits et services optionnels peuvent s'appliquer.

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