Conseils sant

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Le transport aérien est rapide, pratique et sécuritaire. La majorité des passagers se rendent à destination, dans une ville proche ou lointaine, en toute sécurité et sans nuire à leur santé. Toutefois, l'environnement à l'intérieur d'un avion et les facteurs reliés au voyage peuvent occasionner un certain stress au voyageur. Il existe plusieurs moyens de rendre les voyages en avion plus agréables. Cette page, préparée par l'Aerospace Medical Association fournit aux passagers des renseignements généraux sur la santé ainsi que des conseils utiles pour voyager en avion.

Avant le vol:

  • Assurez-vous que vos vaccins vous protègent toujours.
  • Remettez votre voyage si vous ne vous sentez pas bien.
  • Réservez un siège près de l'aile si vous êtes sensible au mal de l'air.
  • Consultez votre médecin si vous avez des questions.
  • Prévoyez suffisamment de temps pour vous enregistrer et vous rendre à la porte d'embarquement.
  • Apportez vos médicaments à bord.
  • Portez des vêtements amples et confortables et des souliers que vous avez déjà utilisés.

Pendant le vol:

  • Mangez légèrement.
  • Buvez de l'eau et des jus.
  • Ne placez rien sous le siège devant vous afin de pouvoir vous étirer et bouger vos jambes.
  • Levez-vous et marchez régulièrement dans la cabine.
  • Détendez-vous et faites bon vol.

Les présents conseils se trouvent en version anglaise sur le site Web de l'Aerospace Medical Association.

Consultez Anaphylaxis Canada (site en anglais seulement) ou l’Association québécoise des allergies alimentaires pour en savoir plus sur les précautions que doivent prendre les personnes souffrant d’allergies lorsqu’elles voyagent.


Effets de l'altitude

Malgré la pressurisation des appareils, la pression barométrique à bord est inférieure à celle qui prévaut au sol. Sur la plupart des vols, la pression cabine correspond à celle qui règne à une altitude de 1500 à 2500 mètres (5000 et 8000 pieds) au-dessus du niveau de la mer. En d'autres mots, l'atmosphère à l'intérieur d'un avion en vol est la même que celle que l'on retrouve au sommet d'une petite montagne. Il en résulte une diminution de la teneur en oxygène (du fait que la pression de l'oxygène est plus faible) et une expansion des gaz à l'intérieur des cavités corporelles. Les passagers en santé tolèrent généralement bien ces deux phénomènes.

Oxygène: La quantité d'oxygène dans le sang et circulant dans l'organisme est moindre en vol qu'au sol, car la quantité d'oxygène dans l'air diminue lorsque l'altitude cabine augmente. Chez les passagers relativement en bonne santé, des mécanismes physiologiques compensent. Cependant, les passagers souffrant d'une maladie cardiaque, pulmonaire ou sanguine importante peuvent avoir de la difficulté à tolérer une plus faible teneur en oxygène. Ces personnes devraient consulter leur médecin avant de prendre l'avion pour savoir s'ils sont aptes à voyager et s'ils ont besoin d'oxygène thérapeutique ou d'une autre forme d'aide. La plupart des sociétés aériennes peuvent fournir de l'oxygène thérapeutique, mais il faut les aviser plusieurs jours avant le départ. De plus, en raison de l'effet combiné de la baisse d'oxygène, de l'alcool, de l'inactivité et du sommeil, certaines personnes peuvent ressentir des effets secondaires (étourdissements, évanouissement) si elles se lèvent trop rapidement après le réveil. Pour éviter cette situation, il suffit habituellement de s'étirer les bras et les jambes avant de se lever.

Expansion des gaz: Dans le corps humain, l'oreille moyenne (derrière le tympan) et les sinus contiennent de l'air. Au moment de la montée, cet air prend de l'expansion et sort par les trompes reliées au nez. À la descente, c'est le contraire qui se produit; l'air pénétrant dans ces cavités par les mêmes trompes. Ce phénomène est bien toléré tant que l'air peut circuler librement. Pour faciliter l'échange d'air, surtout au moment de la descente, il faut avaler, mastiquer ou bâiller régulièrement. (C'est pour cette raison qu'il est important de rester éveillé pendant la descente.) Il faut faire boire les jeunes enfants et donner une sucette aux bébés.

Les personnes souffrant d'infections de l'oreille, du nez ou des sinus doivent s'abstenir de prendre l'avion, car la congestion empêche l'air de circuler librement dans les cavités, ce qui peut occasionner de la douleur, des saignements et possiblement une perforation du tympan. Avant un vol, il faut éviter de consommer des aliments ou boissons qui provoquent la formation de gaz.

Consommation d'alcool: Les études ont montré que les effets de l'alcool augmentent à des altitudes plus élevées dans un environnement pressurisé. Par conséquent, si vous consommez de l'alcool à bord d'un avion, il faut le faire avec modération. Veuillez noter qu'il est interdit de consommer des boissons alcoolisées qui ne sont pas fournies par Air Canada.

Les passagers qui semblent être en état d'ébriété se verront refuser l'embarquement. Nos agents de bord ne peuvent servir d'alcool à quiconque semble intoxiqué par l'usage d'alcool.


La cabine

Qualité de l'air: Dans tous les appareils modernes pressurisés, la moitié de l'air en cabine provient directement de l'extérieur par les réacteurs, et l'autre moitié est de l'air recirculé qui est filtré avant d'être réintroduit en cabine. Le renouvellement total de l'air (recirculé et frais) se fait à toutes les deux ou trois minutes, soit de 20 à 30 fois par heure--ce qui ne veut PAS dire que l'air dans l'avion est sécuritaire pour ceux/celles avec des allergies sévères.

Il s'agit d'un taux bien supérieur à celui des habitations, qui permet facilement de garder les contaminants cabine à des niveaux acceptables. Plusieurs études effectuées au cours des dix à quinze dernières années ont confirmé que les niveaux de composés organiques volatiles (solvants), de particules en suspension dans l'air, d'oxyde de carbone, de dioxyde de carbone, d'ozone et de microorganismes étaient de beaucoup inférieurs aux valeurs jugées acceptables pour la santé par les organismes de réglementation.

Humidité: L'humidité relative en cabine est habituellement inférieure à 20 pour cent, ce qui est plutôt sec. Même si ce faible taux d'humidité peut provoquer un léger inconfort (sécheresse de la peau et des yeux), les risques pour la santé sont minimes.

Il est possible de réduire cet inconfort en prenant les mesures suivantes :

  • Boire suffisamment d'eau ou de jus.
  • Limiter sa consommation de boissons alcoolisées, de thé, de café ou de boissons à base de caféine, car ces substances provoquent la déshydratation.
  • Porter des lunettes plutôt que des verres de contact.
  • Utiliser une crème hydratante.

Mal des transports: Voici quelques conseils pour les personnes sensibles au mal des transports :

  • Demander une place près des ailes;
  • Voyager à bord de gros-porteurs;
  • Demander une place près du hublot;
  • Éviter de consommer de l'alcool dans les vingt-quatre heures avant le départ et pendant le vol;
  • Garder la ceinture bouclée pendant le vol;
  • Consulter un médecin pour obtenir des médicaments contre le mal des transports, au besoin.

Espace: En raison de l'espace restreint dans certains appareils, les passagers ressentent fréquemment de l'inconfort et sont incapables de s'étirer ou de quitter leur siège facilement. Chez les personnes ayant une prédisposition, les périodes d'immobilité prolongée peuvent accroître les risques de formation d'un caillot sanguin. Comme cela peut se produire en train, en voiture, en autobus ou en avion, on appelle parfois ce phénomène « thrombose du voyageur ». Il n'existe aucune preuve épidémiologique reliant ce phénomène aux voyages en avion.

La thrombose du voyageur peut causer une douleur ou une enflure au niveau des jambes pendant le voyage et même plusieurs jours ou quelques semaines après le retour. La présence de caillots dans les jambes n'est pas grave en soit. Toutefois, il arrive parfois qu'ils se détachent et migrent vers les poumons, provoquant alors une embolie pulmonaire. Lorsque ce phénomène se produit, ce qui n'est pas fréquent, il peut entraîner la mort.

Néanmoins, certains moyens simples permettent de diminuer les risques :

  • Porter des vêtements amples; éviter les vêtements serrés qui restreignent les mouvements;
  • Ne placer rien sous le siège devant vous afin de pouvoir vous étirer et bouger vos pieds et vos chevilles.
  • Boire surtout des jus et de l'eau, tout en limitant la consommation de boissons alcoolisées et à base de caféine;
  • Marcher régulièrement dans la cabine (toutes les 60 à 90 minutes);
  • Consulter un médecin en présence de maladies sous-jacentes comme une maladie coronarienne, un cancer et des troubles de la coagulation sanguine.

Politique d'Air Canada relative aux allergies alimentaires

Si vous souffrez d'allergies graves, vous devez toujours porter sur vous au moins un ÉpiPen, comme vous le faites normalement. Si vous souffrez d’une allergie grave aux chats, vous devriez toujours porter sur vous votre inhalateur pour l’asthme, ainsi qu’un désinfectant pour les mains et des lingettes humides pour nettoyer les objets qui vous entourent.

Nous vous invitons consultez notre politique relative aux allergies alimentaires et visiter le site Anaphylaxis Canada (site en anglais seulement) ou l'Association qubcoise des allergies alimentaires pour en savoir plus sur les prcautions que doivent prendre les personnes souffrant d'allergies lorsqu'elles voyagent.

Dsinsectisation des avions

La désinsectisation des avions consiste à vaporiser un produit sur les appareils pour éviter d'importer des insectes (p. ex., des moustiques) susceptibles d'être porteurs de maladies telles que la malaria ou la dengue.

La désinsectisation des appareils d'Air Canada est effectuée conformément aux exigences de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l'Organisation de l'aviation civile internationale. En outre, Transports Canada exige que tous les transporteurs aériens canadiens respectent les consignes de désinsectisation établies par le pays de destination.

Si la désinsectisation n'est pas effectuée, l'autorité sanitaire locale peut interdire le débarquement et procéder à une désinsectisation corrective au sol.

La vaporisation est effectuée pour les destinations ci-dessous, compte tenu des exceptions indiquées. Les destinations peuvent changer, notamment en fonction des saisons.

Aroport de destination Mthode
Australie À l'arrivée:
Cette méthode est utilisée avant le débarquement des passagers et l'ouverture des portes. Les membres de l'équipage parcourent la cabine en vaporisant des doses uniques d'aérosols approuvés selon la concentration prescrite.
Produit utilisé: Insecticide d'aéronef Callington Haven – aérosol
Aruba, Barbades, Cuba et la Jamaïque Au début de la descente:
Cette méthode est semblable à la précédente, sauf qu'elle est employée au début de la descente de l'avion, soit juste avant que celui-ci se prépare à atterrir.
Produit utilisé: Insecticide d'aéronef PSA
Porto Rico et Sainte-Lucie La vaporisation est exigée uniquement si le vol fait une escale intermédiaire avant l'arrivée.

Au début de la descente:
Cette méthode est semblable à la méthode « À l'arrivée » décrite ci-dessus, sauf qu'elle est employée au début de la descente de l'avion, soit juste avant que celui-ci se prépare à atterrir.
Produit utilisé: Insecticide d'aéronef PSA
Santiago (Chili)
Buenos Aires (Argentine)
La désinsectisation est obligatoire avant l’atterrissage pour les appareils qui effectuent les liaisons suivantes :
  • De Toronto à Santiago
  • De Santiago à Buenos Aires
  • De Buenos Aires à Santiag
Au début de la descente:
Cette méthode est semblable à la méthode « À l'arrivée » décrite ci-dessus, sauf qu'elle est employée au début de la descente de l'avion, soit juste avant que celui-ci se prépare à atterrir.
Produit utilisé: Insecticide d'aéronef PSA

La désinsectisation est effectuée toute l’année. Les passagers sont avisés de la procédure au moyen d’une annonce faite à bord avant qu’un produit soit vaporisé dans la cabine. Ainsi, ceux qui le souhaitent peuvent se couvrir les yeux et le nez. Le produit vaporisé dans la cabine et l’avion se dissipe en quelques minutes.

Le produit qu’utilise Air Canada est déterminé par l’OMS. Il contient 2 % de perméthrine ou de d phénothrine ainsi que du HFA 134a, qui sert de propulseur. Le solvant et le propulseur actuellement utilisés sont sans danger pour la couche d’ozone.

Nota: Un comité d’experts de l’OMS sur l’utilisation sécuritaire des pesticides a convenu de ce qui suit : rien ne prouve que les insecticides présentent un risque de toxicité pour les passagers ou l’équipage, tant que la méthode d’application appropriée est employée. Dans son rapport sur la toxicité comparative du perméthrine et du d phénothrine avec poudre de pyrèthre, Développement des ressources humaines Canada est arrivé à la même conclusion.

Vous pouvez en apprendre davantage sur l'utilisation d'insecticides à bord des avions passagers en visitant le site Web du département des Transports des États-Unis qui traite de la désinsectisation.

Dernière mise à jour: 31 août 2011

Renseignements ou plaintes:

À bord:
Veuillez vous adresser aux membres de l'équipage.

Par courrier:
Relations clientèle
C.P. 64239
5512-4e rue. N.-O.
Calgary (AB)
T2K 6J0
Télécopieur: 1-866-584-0380

En ligne:
Relations clientèle
site Web du département des Transports des États-Unis qui traite de la désinsectisation.

Divers 

Les passagers doivent toujours apporter leurs médicaments d'ordonnance à bord avec eux, dans leurs bagages de cabine, surtout lorsqu'il s'agit de médicaments pour le cœur, le diabète ou l'épilepsie. Les passagers souffrant d'allergies sévères devraient avoir en leur possession un ou plusieurs auto-injecteurs EpiPen, comme ils le feraient en toute autre circonstance.

De façon générale, l'insuline ne nécessite pas de réfrigération, toutefois, nous demandons aux passagers qui souhaitent conserver leur médicament au froid d'apporter une petite glacière, car les membres de l'équipage ne sont pas en mesure de s'occuper des médicaments à bord. Selon les disponibilités, de la glace supplémentaire peut être fournie, au besoin.

Le décalage horaire est souvent associé aux voyages en avion, surtout lorsqu'il faut traverser plusieurs fuseaux horaires. Les effets du décalage horaire sont multiples et différents d'une personne à l'autre, mais découlent principalement d'un dérèglement de l'horloge interne par rapport à l'heure locale à destination. Le sommeil est souvent perturbé, ce qui crée une fatigue supplémentaire. Il est en général plus facile de s'adapter au changement d'heure lorsqu'on voyage vers l'ouest, mais la plupart des passagers y parviennent au bout de quelques jours. Il est possible de diminuer les effets du décalage horaire en suivant les recommandations ci-dessous :

  • Bien se reposer avant le vol;
  • Avant le départ, si l'horaire du voyageur le permet, essayer de se rapprocher d'une ou deux heures de l'heure locale à destination;
  • Manger légèrement avant et pendant le vol;
  • Après le départ, régler les montres à l'heure de la destination et effectuer ses activités en conséquence;
  • Boire de l'eau et des jus pendant le vol et limiter sa consommation de boissons alcoolisées;
  • Essayer de boire des boissons à base de caféine à des moments stratégiques pendant la journée de façon à masquer la fatigue, mais éviter d'en consommer de quatre à six heures avant le coucher pour ne pas perturber le sommeil.
  • Porter des vêtements amples et confortables;
  • Prévoir des activités extérieures dès les premiers jours à destination;
  • À l'arrivée, adopter l'heure locale le plus vite possible.
  • Ne pas faire plus d'une sieste et limiter sa durée à 30 ou 40 minutes maximum. Se coucher et se lever à une heure appropriée pour le nouveau fuseau horaire;
  • Discuter avec son médecin pour savoir si des somnifères pourraient être utiles.
  • On recommande aux passagers qui pratiquent la plongée sous-marine de toujours attendre 24 heures après leur dernière plongée avant de voler. Ceci réduit les risques de développer la maladie des caissons (ou mal de décompression).

Conclusion

Les voyages en avion, qu'ils soient pour le plaisir ou les affaires, longs ou courts, sont sécuritaires et devraient être agréables. La connaissance des particularités de l'environnement en cabine et la planification peuvent contribuer à les rendre plus plaisants, tant pour les passagers en santé que pour ceux présentant des troubles médicaux ou des besoins spéciaux. Dans le doute, mieux vaut consulter son médecin ou sa société aérienne.

L'Aerospace Medical Association est heureuse de vous avoir offert ces conseils qui, nous l'espérons, rendront vos voyages en avion plus agréables. Sachez que l’Association publie également un document de 52 pages intitulé Medical Guidelines for Airline Travel (disponible en anglais seulement). Il permet aux médecins de conseiller adéquatement leurs patients qui prévoient prendre l'avion et qui ont des maladies préexistantes. Il est possible d'en obtenir un exemplaire pour 18 $ (frais de port et manutention inclus) en téléphonant au (703) 739-2240, postes 106 ou 107, ou par courrier électronique à l'adresse gcarter@asma.org.