Du tricycle volant en Italie
Par Frances MacKinnon

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Je ne suis pas à proprement parler une accro de l’adrénaline. Je n’ai jamais fait de saut à l’élastique, de ski héliporté ni de parachute. Cela dit, je ne suis pas une trouillarde. Heureusement pour moi (ou malheureusement, selon les circonstances), mon travail de productrice télé m’amène à sortir des sentiers battus. J’y rencontre des gens fascinants dont les lubies singulières finissent toujours par me captiver.
Voilà donc comment je me suis retrouvée au beau milieu d’un champ à Grottammare, dans les Marches, en Italie (la tige de la botte), pour aller à la rencontre d’Enrico Vignini, l'inventeur du tricycle volant. Vous vous souvenez d’ET en plein vol avec la lune pour toile de fond? C’est du même acabit.
Enrico Vignini, un quarantenaire à la voix douce, dirige Fly Products, une entreprise familiale qui fabrique des tricycles paramoteurs qui permettent de pratiquer un nouveau sport extrême dont la popularité ne cesse de croître partout dans le monde. Cette idée me plaisait: je m'étais dit que ça pourrait peut-être me donner quelques frayeurs, mais pas au point de revoir mon testament ni même de laisser un numéro de téléphone en cas d’urgence.
L'allure du tricycle volant est aussi incongrue que son nom: on dirait un scooter des sables doublé d'un parapente. Une aile de belle envergure s'attache à l’arrière du véhicule à hélice à la conception unique. Après de fastidieuses préparations de vol, M. Vignini m’enjoint de prendre place dans ce qui ressemble aux poussettes de luxe qu'on utilise pour faire du jogging avec bébé. Après vérification des sangles (dont le manque apparent de robustesse n’est pas pour me rassurer), il tire sur le câble de déclenchement. Le tricycle fait un bond en avant, puis, en quelques secondes, ses roues quittent le plancher des vaches.
Je pousse un hurlement.
M. Vignini glousse.
Une minute plus tard, nous sommes à 150 mètres d'altitude. Je suis partagée entre l'exaltation et le calme. Si c’est le moteur qui nous a permis de décoller, c’est maintenant la voile qui nous garde en altitude. Nous flottons au-dessus des champs, des villas et de l’Adriatique. Les gens en bas lèvent la tête et nous saluent. Nous suivons même un cavalier sur son cheval blanc qui court au galop sur la plage. Vue d’en bas, Grottammare ne manque pas de charme; vue du ciel, c’est un bijou.
Au bout d’une heure de vol, ma vie sur terre commence toutefois à me manquer. Je fais signe à mon guide, et il amorce alors la descente. L’atterrissage – nouvelle aventure – m'inquiète un peu, mais il se fait finalement tout en douceur, comme le décollage.
Quand je quitte M. Vignini, la tête me tourne un peu; mais, le sourire aux lèvres, je ne peux m’empêcher de ressentir un peu de fierté. Les activités enivrantes mais pas trop dangereuses ne se trouvent pas au coin de la rue. Parfois, il faut même aller en Italie pour les pratiquer.
(Frances MacKinnon est la productrice de Daily Planet sur Discovery Channel Canada. Elle habite Toronto.)
Renseignements pratiques
L’Hotel Roma, à Grottammare, est un établissement familial qui a du style, avec vue sur la mer et les montagnes. Les chambres offrent un élégant décor méditerranéen.
Nous offrons un service quotidien sans escale entre Montréal et Rome cet été, ainsi qu'un service quotidien à l'année depuis Toronto, avec des correspondances nombreuses vers d’autres villes italiennes. Réservez dès maintenant. Et ne manquez pas nos offres imbattables de location de voitures et de chambres d'hôtel.
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