Emplacement
Il est très facile de se repérer dans la majeure partie de Manhattan, grâce à un réseau d’avenues portant un nom ou un numéro dans le sens nord-sud croisées par des rues numérotées d’est en ouest. Passé Washington Square, la 5e Avenue et Central Park forment la ligne de démarcation entre l’East Side et le West Side. La numérotation des rues transversales commence à la 5e Avenue et va en ordre croissant, généralement (mais pas toujours) en fractions de 100 par pâté de maisons. Broadway, la seule avenue qui traverse l’île en diagonale, était à l’origine un chemin traversant une zone boisée; elle part de la pointe sud de l’île et se rend jusqu’à Albany, capitale de l’État, à 240 km de là.
À regarder les gratte-ciel de Manhattan, on oublie facilement que ce sont des îles qui constituent la majeure partie des terres émergées de New York. Manhattan et Staten Island sont indépendantes; Queens et Brooklyn forment l’extrémité ouest de Long Island. Seul le Bronx est relié au continent. Le bras de mer entre Brooklyn et Staten Island – le détroit par où les premiers Européens sont arrivés – fait office d’entrée au port de New York, auquel les navires ont aussi accès par le détroit de Long Island au nord. Manhattan est limitée à l’ouest par la rivière Hudson et, à l’est, par la rivière East, qui sont en fait des estuaires dépendant des marées.
Attentes
De nombreux visiteurs s’attendent à voir la ville de New York des années 1970, à l’époque où les voitures de métro étaient couvertes de graffitis et les agresseurs, nombreux; mais le grand ménage effectué par l’ex-maire Giuliani a eu un effet incroyable. Le taux de criminalité a chuté de 69 % depuis le début des années 1990. Times Square et la célèbre 42e rue continuent de briller de tous leurs feux et d’attirer les familles. Même les touristes les moins aguerris prennent le métro le soir, encouragés par la signalisation bien entretenue et les nouvelles voitures de métro immaculées. De nos jours, il est pratiquement impossible de trouver un quartier de Manhattan qui soit « à éviter » le soir venu. Règle générale, New York est une destination sécuritaire pour les femmes. Si vous n’êtes pas certain des secteurs considérés à risque, renseignez-vous auprès du personnel de votre hôtel ou téléphonez au bureau de tourisme.
Quand y aller
Règle générale, de la mi-septembre à la mi-novembre, ainsi qu’en mai et au début de juin sont les périodes où la température est la plus agréable et la plus tempérée. Mais comme ces périodes sont populaires auprès des touristes, le prix de l’hébergement est ajusté en conséquence. Il pleut souvent en novembre et en avril, tandis que la pluie verglaçante et la neige sont fréquentes de décembre à février. En été, l’humidité ambiante donne à New York des allures de four, qui font le désespoir de tous. C’est alors qu’il est bon de délaisser la ville torride pour explorer ses alentours.
Pour les amateurs d’événements et de vernissages d’envergure internationale, la question est de savoir quand ne pas y aller. Malgré l’ambiance extraordinaire qui règne à Noël, Hanukkah et au Nouvel an, la température peut-être très froide. En été, les prix montent et les touristes affluent. Le mercure atteint aussi des sommets. Visez plutôt le printemps (de mars à juin) et l’automne (de septembre à novembre).
Où loger
Réservez d’avance votre hôtel à New York. Besoin d’un endroit où loger? Vous avez le choix parmi de grands palaces, des hôtels-boutiques branchés, des établissements de catégorie intermédiaire anonymes, mais très nombreux, de petits hôtels confortables et des établissements à bas prix, dont certains sont pour le moins miteux.
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Accessibilité
Les lois fédérales garantissent aux personnes handicapées l’accès à tous les bureaux et édifices gouvernementaux. La plupart des répertoires de restaurants indiquent si l’établissement est accessible en fauteuil roulant. Bien que la situation s’améliore lentement, mais sûrement, il est toujours difficile de se promener à New York : les voies sont congestionnées, les coins de rue où le trottoir est coupé débordent souvent de piétons et le tourbillon qui y règne suffit à décourager quiconque ne se déplace pas à la vitesse grand V. Pire encore : les stations de métro sont soit surélevées ou sous-terraines, et rares sont les ascenseurs qui permettent d’y accéder. Les autobus, qui possèdent tous un système d’embarquement et de l’espace pour les fauteuils roulants sont résolument la meilleure solution. Tous les cinémas et les théâtres sur Broadway possèdent des espaces réservés aux fauteuils roulants. Dans les cinémas plus récents, ces espaces sont parfois même situés à l’avant, et non au fond de la salle.
New York, ville des enfants
Contrairement à la croyance populaire, New York peut être une ville très accueillante pour les enfants : il suffit de suivre quelques conseils pour retrouver les petites habitudes qu’on a dans sa ville d’origine. S’il est habituellement plus commode de s’y rendre pendant les mois où la température est clémente, compte tenu de la quantité de parcs, terrains de jeux et jardins zoologiques où vos enfants pourront dépenser leur trop-plein d’énergie, les activités intérieures ne manquent pas. Les musées (surtout ceux qui s’adressent aux enfants), théâtres, cinémas, librairies, magasins de jouets, l’aquarium et même la profusion de restaurants sont autant d’endroits convenant aux familles. Et si vous vous cantonnez aux quartiers où les poussettes sont nombreuses – en particulier l’Upper West Side et Park Slope, à Brooklyn – vous aurez droit à des sourires sympathiques plutôt qu’à des regards courrouçés si vos enfants commencent à taper du pied.
Il y a bien sûr des irritants, surtout quand il faut monter et descendre les escaliers menant au métro en trimbalant une poussette ou si vous vous voyez refuser l’accès à de grands restaurants ou des hôtels chics.
Se déplacer
New York, qui est desservie par trois grands aéroports, deux gares ferroviaires et une immense gare routière, est la principale plaque tournante en matière de transports dans le nord-est des États Unis. Les aéroports Newark et La Guardia sont mieux situés que JFK. L’accès à la ville en voiture est relativement facile jusqu’à ce qu’on arrive aux ponts et aux tunnels, souvent complètement congestionnés.
New York en avion
L’aéroport international John F. Kennedy (JFK), situé à 24 km (15 mi) de Midtown Manhattan dans le sud-est du Queens, accueille le plus grand nombre de vols internationaux. L’aéroport La Guardia, dans le nord du Queens, est à 13 km (8 mi) de Manhattan et accueille principalement les vols intérieurs. Si vous arrivez ou partez en milieu de journée, La Guardia est préférable à JFK. L’aéroport Newark se trouve au New Jersey, à 16 km (10 mi) à l’ouest de Manhattan. Les vols au départ et à destination de Newark sont parfois un peu moins chers en raison de la fausse perception voulant que cet aéroport soit moins accessible que JFK ou La Guardia. En fait, Newark possède une grande aérogare flambant neuve pour les arrivées internationales, et ses quatre aérogares sont reliées entre elles par un monorail.
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En autobus
Des autobus relient la ville à l’aéroport international JFK toutes les 30 minutes; le trajet prend au moins une heure. Vous pouvez aussi prendre le métro jusqu’à la station Howard Beach JFK puis effectuer une correspondance sur l’Air Train, un train de type monorail qui s’arrête dans toutes les aérogares. Allez jusqu’à l’arrêt Howard Beach et prenez le train A, ou rendez-vous à l’arrêt Sutphin Blvd et embarquez dans le train E (5 $ l’aller). Les autobus relient la ville et La Guardia toutes les 15 à 20 minutes; une navette maritime parcourt la rivière East et vous pouvez aussi prendre le métro pour vous y rendre. Prenez le train N ou W jusqu’à Astoria Blvd, après quoi il ne vous reste que 10 ou 15 minutes à faire avec l’autobus M60 jusqu’à La Guardia. Pour vous rendre en ville depuis l’aéroport Newark, vous pouvez prendre un autobus privé ou public; il y a des départs toutes les 15 minutes. Les taxis sont chers, peu importe l’aéroport duquel vous partez.
Tous les autobus de banlieue et interurbains partent du Port Authority Bus Terminal au coin de la 41e rue et de la 8e avenue dans le Midtown Manhattan. Les principales sociétés de transport qui desservent la gare sont Greyhound, qui relie New York aux grandes villes américaines, Peter Pan Trailways, qui dessert les grands centres les plus proches, Short Line, qui offre de nombreux départs à destination des villes du nord du New Jersey et de New York, et New Jersey Transit, qui relie directement Atlantic City et l’ensemble du Garden State.
En ville, les autobus roulent 24 heures par jour. Vous trouverez des cartes du réseau dans les stations de métro et de train. Les arrêts clairement identifiés « Guide-a-Ride » sont dotés d’une carte montrant les arrêts et les principaux repères dans les environs. Entre 22 h et 5 h, vous pouvez demander à descendre n’importe où le long du trajet, même s’il ne s’agit pas d’un arrêt.
Brooklyn Double Decker Bus Tour
Hop-on Hop-off Uptown Treasures & Harlem Tour
Night Double-Decker Bus Tour
N’ayez pas peur de prendre le métro
Le métro est très sûr de nos jours et il demeure le moyen le plus rapide pour se déplacer dans Manhattan. Les autobus sont tout aussi efficaces quoique beaucoup plus lents que les trains, mais il est parfois nécessaire de les utiliser pour traverser la ville. Si vous prévoyez prendre plusieurs trains pendant la journée ou la semaine, il est préférable de vous procurer une Metrocard afin de ne pas avoir à courir pour acheter un billet lorsque le train arrive.
La Metrocard vous permet d’utiliser le réseau et est également acceptée à bord des autobus de ville bleu et blanc de New York. Les trains de la New Jersey's Port Authority Trans Hudson constituent un réseau indépendant qui relie Manhattan à Newark et au nord du New Jersey.
En taxi
Les chauffeurs de taxi de New York ont probablement la pire réputation du monde. Certes, ils essaieront de se faire quelques dollars à vos dépens mais soyons honnêtes : ils s’orientent mieux que vous. Donnez un pourboire de 10 % à 15 %. Si vous croyez vous faire flouer, faites-le savoir au chauffeur ou demandez un reçu et prenez note du numéro de plaque : la Taxi and Limousine Commission de la ville est très influente et les chauffeurs craignent, avec raison, de faire l’objet d’un signalement pour mauvais comportement (tél. : 311). Si le phare de roulage de la voiture est allumé, le taxi est disponible.
En train
Pennsylvania Station, sur la 33e rue entre les 7e et la 8e avenues, est le point de départ de tous les trains Amtrak, notamment l’Acela Express – le nouveau train à grande vitesse d’Amtrak – et du Metroliner. La gare est un peu exiguë et terne, mais il est question de la remplacer par une autre qui sera située tout près de là. Les deux trains se rendent à Washington en passant par Princeton et Philadelphie. Le trajet de l’Acela se prolonge jusqu’à New Haven et Boston. La Long Island Rail Road transporte chaque jour plusieurs centaines de milliers de voyageurs depuis un quai récemment rénové jusqu’à divers secteurs de Brooklyn, du Queens et de la banlieue de Long Island, notamment les secteurs de villégiature. La New Jersey Transit assure des liaisons entre Penn Station et les banlieues, ainsi que la côte du Jersey. La Metro North Railroad relie le Grand Central Terminal, à l’angle de Park Avenue et de la 42e rue, et les banlieues nord ainsi que le Connecticut.
En voiture
Le fait de posséder une voiture à Manhattan est un cauchemar, mais s’y rendre est facile. Du côté est, on trouve le Connecticut Turnpike (I 95); le Long Island Expressway, qui entre dans Manhattan par le tunnel Queens Midtown (souvent congestionné) et le Grand Central Parkway (tout de suite après le pont Triborough), qui traverse le Queens en quittant Long Island. Depuis le New Jersey, l’I 95 traverse le pont George Washington; l’I 95 continue vers le sud et devient le New Jersey Turnpike, qui entre dans Manhattan par le tunnel Lincoln (Midtown) et le tunnel Holland (près de Soho). Par l’I 95, New York est à 315 km (195 mi) au sud de Boston, à 170 km (105 mi) au nord de Philadelphie et à 380 km (235 mi) au nord de Washington.
Le problème principal avec la voiture consiste à trouver un stationnement. Les règles de stationnement dans la rue sont si complexes qu’il est plus simple de laisser son véhicule dans un garage payant au milieu de la journée. Il est légèrement plus facile de trouver un espace de stationnement le soir.
En traversier
Si vous voulez en avoir plein la vue, c’est le traversier que vous devez prendre. Les bateaux de la New York Waterway parcourent la vallée de la rivière Hudson et vont du Midtown jusqu’au Yankee Stadium dans le Bronx. Un trajet très apprécié part de la gare ferroviaire de la New Jersey Transit à Hoboken et se rend à un quai de Lower Manhattan au World Financial Center. Partant du South Ferry Terminal, le traversier populaire et gratuit de Staten Island vaut le détour, ne serait-ce que pour la vue magnifique sur Lower Manhattan.
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Un peu d’histoire
New York a connu un véritable essor au début du XIXe siècle. Sa population est passée de 65 000 en 1800 à 250 000 en 1820. Pendant la Guerre civile, la ville a fourni de nombreux volontaires à la cause de l’union. Mais comme le conflit s’éternisait, bien des citoyens parmi les plus pauvres se sont opposés à cette initiative, surtout après l’instauration de la conscription obligatoire. Au cours de l’été de 1863, des immigrants irlandais ont déclenché des émeutes pour s’opposer à une disposition permettant aux hommes qui en avaient les moyens de payer 300 $ pour éviter d’aller se battre. En quelques jours, les émeutiers ont retourné leur colère contre les citoyens de race noire, car ils les considéraient être les vrais responsables de la guerre et leurs principaux concurrents en ce qui concernait les emplois. Plus de 11 hommes ont été lynchés dans la rue et un orphelinat pour personnes de race noire a été rasé par les flammes.
L’explosion démographique s’est poursuivie pendant le reste du siècle à New York, grâce à l’immigration des Européens. Les hommes d’affaires ont aussi profité de cette période en raison du manque de réglementation de l’industrie et de la bourse pendant ce qu’on a appelé « l’ère dorée ». Ces derniers ont construit de grands manoirs le long de « Millionaire’s row », dans le bas de la 5e Avenue. Le long de Broadway, de l’hôtel de ville à Union Square, des édifices à plusieurs étages (les premiers « gratte-ciel ») ont été construits en vue d’accueillir différents sièges sociaux.
La population ayant plus que doublé, passant de 500 000 habitants en 1850 à plus de 1,1 million en 1880, une « culture de l’immeuble locatif » s’est développée. L’expansion de la population new yorkaise au-delà des limites de la ville a donné naissance à un mouvement de consolidation en raison des difficultés que la municipalité et ses districts voisins éprouvaient pour la desservir. Les districts indépendants du Queens, de Staten Island, du Bronx et de Brooklyn, qui avait des difficultés financières, ont choisi de devenir des « arrondissements » de New York en 1898.
De 1900 à 1930, la nouvelle métropole a accueilli une immense vague d’immigrants européens qui sont arrivés sur Ellis Island, et sa population a explosé, passant d’à peine plus de trois millions d’habitants en 1900 à sept millions en 1930. Pendant cette période, les tramways tirés par des chevaux ont disparu au profit d’un vaste réseau de métro et de trains surélevés (« Els ») qui s’étendait aux confins de la ville.
À mesure que la population d’immigrants a pris du poids politique, les demandes de changement sont devenues pressantes et, pendant la Dépression, un militant du nom de Fiorello La Guardia (auparavant interprète sur Ellis Island) a été élu maire. En trois mandats, le populaire « Little Flower » a éliminé la corruption municipale et a étendu le réseau des services sociaux. Pendant ce temps, le planificateur municipal Robert Moses a profité de plusieurs postes pour refaire le paysage de la ville en procédant à des travaux publics, en construisant des autoroutes et en organisant de grands événements comme les Expositions universelles de 1939 et de 1964. Malheureusement, ses projets (notamment le pont Triborough, le Lincoln Center, plusieurs autoroutes et d’immenses projets immobiliers) ont souvent détruit des quartiers entiers et en de très nombreux résidents.
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, New York était prête à faire des affaires. Comme elle était une des rares métropoles du monde à avoir été épargnée par la guerre, New York semblait être un endroit de choix. Mais la prospérité ne s’est pas limitée à la ville. Dans les années 1950, les autoroutes ont facilité l’accès aux banlieues, et des centaines de milliers de New Yorkais ont quitté la ville définitivement. Il ne s’agissait pas simplement d’un désir, au demeurant légitime, de gravir les échelons; de nombreux résidents blancs ont quitté des quartiers qui, selon eux, étaient sur le déclin, manière raciste de dire que les Afro Américains et les Portoricains y avaient pris la place qui leur revenait à eux aussi.
Pendant que les politiciens hésitaient et perdaient leur temps dans diverses circonscriptions inflexibles, la ville a amorcé son déclin. Des productions télévisuelles, des emplois du secteur manufacturier et même la célèbre équipe des Dodgers de Brooklyn ainsi que leurs rivaux de l’autre bout de la ville, les Giants de New York, ont déménagé sur la côte ouest. Comme la plupart des régions des États Unis, New York associa la culture à la côte ouest. Les sociétés ont fini par abandonner la ville, à mesure que les nouvelles technologies de communication permettaient de faire des affaires n’importe où. La dégringolade économique de la ville a fait peser la menace d’une faillite dans les années 1970, laquelle a été évitée uniquement grâce à des subventions massives du gouvernement fédéral.
Pendant les années Reagan marquées par le « laisser faire », la ville a redoré son blason avec les milliards de dollars qui ont été faits sur Wall Street. Ed Koch, le maire coloré ayant exercé trois mandats, semblait incarner la faculté des New Yorkais à charmer et à s’offusquer tout à la fois.
La bulle technologique, généralement associée à Silicon Valley dans le nord de la Californie, s’est aussi installée à New York, qui a même eu sa « Silicon Alley », du moins pendant quelques années. Il semblait qu’à peu près tous les jeunes dans la vingtaine et habitant au centre-ville lançaient quelque entreprise sur Internet dans l’espoir qu’elle soit rachetée au bout de quelques mois et de prendre leur retraite. Pour la première fois depuis des décennies, la ville a étudié des projets immenses (et nécessaires) visant à augmenter ses infrastructures, comme un nouveau tunnel ferroviaire sous la rivière Hudson. Pendant ce temps, Times Square a subi une transformation : du quartier rongé par la drogue, le crime et la prostitution dans les années 1960 et 1970 est né une attraction touristique digne de Disney à la fin des années 1990. La ville est devenue plus sûre et plus prospère, mais aussi plus homogène; le fossé entre les riches et les pauvres s’est agrandi et un exode massif vers la banlieue, des sous-cultures colorées qui donnaient jadis à Manhattan sa personnalité, a commencé.
Le célèbre tourbillon d’activité de New York
New York, comme on est en droit de s’attendre de la part d’une métropole de sa taille, est axée sur les affaires. L’aéroport international John F. Kennedy propose des services de télécopie, de photocopie, de messagerie et de conférence.Des ports d’accès sont offerts dans la plupart des aérogares, tout comme Internet sans filDes installations destinées à des conférences à l’hôtel Ramada Plaza, se trouvent sur le site de l’aéroport. Comme dans la plupart des grands hôtels de New York, cet établissement compte des salles de réunion et un centre d’affaires. Le Javits Center, dans le Midtown, accueille bon nombre des congrès qui se tiennent à New York.
Le monde des affaires traditionnelles est toujours concentré à Wall Street, là où les fortunes se font et se défont; mais depuis le 11 septembre 2001, bon nombre d’entreprises ont déménagé dans le Midtown ou de l’autre côté de la rivière, au New Jersey.
Conquérir New York
Trois jours : un bon départ pour vous mettre au diapason de New York. Pour avoir un aperçu des principaux attraits touristiques et vous repérer dans la ville, prenez un autobus à deux étages pour faire le tour de la ville, dès le premier matin. En fin d’après-midi, rendez-vous à City Bakery pour prendre un chocolat chaud et un en cas, faites un saut au Union Square Greenmarket et assistez à un vernissage ou deux dans Chelsea tout près. En soirée, régalez-vous chez Florent ou au Paradou, puis allez prendre un dernier verre dans un endroit branché comme le Rhône.
Le deuxième jour, faites une folie pour le petit-déjeuner chez Balthazar, puis choisissez un des quartiers du centre-ville – les rues sinueuses de West Village ou le Lower East Side, qui s’est récemment embourgeoisé – et promenez-vous. Admirez les boutiques, les parcs et les curiosités. Au milieu de l’après-midi, dirigez-vous vers Central Park et regardez les habitués faire leur jogging ou – si le temps devient mauvais – rentrez dans le musée Guggenheim à quelques pas. Terminez votre journée par une comédie musicale de votre choix.
Le troisième jour, faites une escapade dans un des arrondissements situés à l’extérieur : détendez-vous à Prospect Park dans Park Slope (Brooklyn), puis visitez les jardins botaniques et le musée de Brooklyn, rénové récemment, et prenez un bon diner dans un des endroits branchés de la 5e Avenue (Park Slope); ou prenez le train N, W ou R à destination d’Astoria, où les musées sur les arts et le cinéma et les restaurants grecs vous attendent. Pour un brin de nostalgie, rendez-vous sur Coney Island et marchez sur la promenade.
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Manger : une expérience gastronomique quotidienne
Si vous avez faim, inutile de paniquer : New York est le paradis des gourmands! Avec ses quelque 20 000 établissements de restauration, les possibilités sont pratiquement infinies; vous pourriez dîner dans un restaurant différent chaque soir pendant 50 ans et explorer toute la gamme gastronomique, du hot dog à la fine cuisine.
Repas au 21 Club
Medieval Times Dinner and Tournament New York
New York, New York : il y a bien quelqu’un quelque part qui chante la chanson.
Parmi la liste interminable des activités à faire à New York chaque semaine, sans doute trouverez-vous le chanteur que vous ne pensiez jamais pouvoir voir en spectacle. On trouve aussi des milliers d’établissements où sortir, des bars exigus de l’East Village aux grands clubs endiablés, en passant par les bars-salons pour les fins de soirée.
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Regardez autour de vous (si vous regardez vers le haut, vous passerez pour un touriste).
Du sommet de l’Empire State Building au fond d’un verre dans une boîte de nuit de Manhattan, on trouve de tout à New York. Pour voir la ville de plus près, promenez-vous dans Times Square et les rues de Greenwich Village et Soho, jetez un coup d’œil du côté des super courtiers de Wall Street ou prenez le traversier pour Staten Island.
Les désirs deviennent des besoins, les besoins deviennent un style de vie.
Il n’y a pas d’envie qui ne puisse être satisfaite à New YorkVous voulez un chapeau tibétain doublé en fourrure? Des sucettes ornées de vers de terre? Qu’à cela ne tienne. C’est un tel paradis pour le magasinage que vous devrez peut-être acheter un objet dont vous ne pensiez jamais avoir besoin : une valise supplémentaire.
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